Hermès : la navette européenne qui ne verra jamais l’espace
Hermès : la navette européenne qui ne verra jamais l’espace

Hermès : la navette européenne qui ne verra jamais l’espace

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Les navettes américaines ont longtemps symbolisé le voyage spatial. Les soviétiques s’en sont inspiré et Bourane en est né. 

En Europe, aucun véhicule spatial n’est encore en mesure de transporter des équipages en orbite. Un manque auquel le CNES souhaite enfin palier. L’agence spatiale française s’empare d’un nouveau projet et dessine les premières esquisses de la navette européenne Hermès.

Illustration d’artiste de la navette spatiale européenne Hermès

Développée à l’origine pour être lancée au sommet d’une Ariane 4, lanceur européen mythique, les premières esquisses du futur lanceur Ariane 5 permettent aux ingénieurs d’être plus ambitieux. La navette Hermès évoluera à de nombreuses reprises, en fonction des budgets, des besoins et des capacités du lanceur.

Maquette à échelle réduite de la navette Hermès face à son lanceur initial : Ariane 4

L’un des principaux objectifs de la navette spatiale européenne était de permettre de transporter des équipages d’astronautes jusqu’à la future station spatiale française SOLARIS. Cette station, déjà coûteuse sur le papier, ne verra jamais le jour, le CNES préférant privilégier une coopération internationale avec les agences spatiales allemande et italienne dans la création de la station spatiale Colombus.

Bien que cette dernière n’ait jamais vu le jour, le nom de Colombus ne doit pas vous être inconnu pour autant.

Sur proposition de la NASA, les trois agences se voient proposer une coopération dans le cadre de la conception de la station Freedom, aujourd’hui largement connue sous le nom de Station Spatiale Internationale (ISS).

Colombus devient alors un module prédominant de l’ISS toujours en service aujourd’hui.

Photographie du module Colombus amarré à l’ISS photographié depuis la navette américain Endeavour lors de la mission STS-127 (juillet 2009)

Le module Colombus étant maintenant un module d’une station internationale régulièrement visitée par les américains et les soviétiques, quel est l’intérêt réel de disposer d’un véhicule spatial européen ? C’est en tout cas la question soulevée par l’agence spatiale allemande.

L’Allemagne annoncera quitter le programme de développement d’Hermès en 1992. Les pays liés à ce projet ne pourront mettre au point cet avion orbital seuls alors que l’Allemagne était le second plus grand financeur du projet après la France.

Après une réunion de crise organisée à Grenade, en Espagne, les pays membres de l’ESA annonceront l’arrêt du développement de la navette européenne. Une série de nouveaux projets seront annoncés mais un seul verra réellement le jour : l’ATV.

ATV-4 approchant de la Station Spatiale Internationale

Utilisé depuis 2008, l’ATV permet de ravitailler régulièrement la Station Spatiale Internationale. C’est le seul héritage d’un projet avorté après tant d’efforts.

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