Mission accomplie pour Starliner
Mission accomplie pour Starliner

Mission accomplie pour Starliner

Boeing en route vers les vols habités

Le 19 mai dernier, la capsule Starliner s’est élancée pour la deuxième fois en direction de la Station Spatiale Internationale. Conçue par la société Boeing Space, Starliner avait déjà effectué une première tentative de vol en décembre 2019.

Le vol “OFT” pour “Orbital Fight Test” est un exercice crucial pour espérer obtenir la certification permettant de voir embarquer des astronautes à bord de la capsule.
Le premier vol de test inhabité de Starliner s’était malheureusement soldé par un échec. Peu de temps après son lancement, un problème de synchronisation d’horloge avait empêché le vaisseau d’effectuer ses manœuvres en temps et en heure, ne lui permettant pas de rejoindre l’orbite de la Station Spatiale Internationale et de s’y amarrer.

La capsule, après quelques orbite autour de la Terre, était finalement revenue se poser sans encombre.

Retour de la capsule Starliner après son échec en orbite.
Crédit: (NASA/Bill Ingalls)

Boeing apprend de ses erreurs

Si Boeing a droit à une seconde chance, c’est parce que la NASA l’a sélectionné pour faire partie des deux sociétés privées américaines à effectuer des transferts réguliers d’astronautes entre l’ISS et la Terre.

SpaceX, deuxième société à avoir obtenu ce privilège, a réalisé son vol de démonstration inhabité en mars 2019. Tout s’était alors parfaitement déroulé pour la capsule Crew Dragon qui avait pu accéder à l’étape suivante : le vol avec équipage.

Pour Starliner, plusieurs mois se seront écoulés entre l’échec de la première mission et le lancement de la seconde. Le 3 août 2021, le second vol de démonstration de la capsule est planifié. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. D’importants problèmes sont repérés sur le pas de tir, au niveau des propulseurs du module de service.

Boeing et la NASA décideront de ramener le lanceur dans le bâtiment d’assemblage et d’effectuer des analyses plus poussées de l’incident repéré sur la capsule.

Le lanceur Atlas V et la capsule Starliner dans le bâtiment d’assemblage.
Crédit : United Launch Alliance (ULA)

Le lancement de la dernière chance pour Boeing

Le 19 mai dernier, le lanceur Atlas V de la société United Launch Alliance (ULA) s’est élancé de Cap Canaveral, en Floride.
La première phase du vol s’est déroulée sans accroc. Mais quelques minutes après la séparation de l’étage Centaur, lors de l’allumage des 12 propulseurs de la capsule, deux n’ont pas fonctionné.

Cette défaillance a cependant pu être compensée sans grande difficulté permettant à Starliner de rejoindre l’orbite de la Station Spatiale Internationale.

Boeing doit faire ses preuves auprès de la NASA alors que la société a déjà un retard considérable sur son principal concurrent : SpaceX. La société d’Elon Musk a réussi l’ensemble des tests de certification de sa capsule et réalise depuis novembre 2020 des transferts réguliers d’astronautes vers l’ISS. Le 23 avril 2021, Thomas Pesquet devenait le premier européen à embarquer dans la capsule privée américaine. Après 6 mois de mission en orbite, il retournera sur Terre en novembre.

Premier amarrage : patience nécessaire

De longues minutes ont été nécessaire à Boeing et la NASA pour permettre à la capsule de s’amarrer à la station. Plusieurs vérifications et tests ont dû être effectués avant le contact avec l’ISS repoussant de plus d’une heure l’amarrage initialement prévu le 21 mai à 1h10, heure française.

Amarrage de la capsule Starliner à la Station Spatiale Internationale.
Crédit : NASA / Boeing

Après 4 jours amarrée à la Station Spatiale Internationale, la capsule Starliner s’est retirée du module Harmony pour rentrer sur Terre avec plus de 270kg de fret. L’ensemble de ses opérations se sont déroulées sans problème majeur.

Le 26 mai vers 0h40, la capsule de la société Boeing pénètre l’atmosphère terrestre à près de 25 fois la vitesse du son, soit environ 30 000 km/h. Elle laisse derrière elle une traînée impressionnante. Peu de temps après, les parachutes de freinage s’ouvrent, puis les parachutes principaux. Une séquence d’atterrissage parfaitement maîtrisée.

Une capsule qui atterrit : pas si commun aux États-Unis

Si la capsule Starliner gonfle de grands coussins pour amortir la choc de l’atterrissage, SpaceX a choisi une toute autre solution : l’amerrissage.

Depuis août 2020 et le premier retour d’astronautes en provenance de l’ISS sur le sol américain depuis l’arrêt des navettes spatiales aux États-Unis, les capsules habitées se posent dans l’océan. Une solution à l’opposé de celle choisie par les russes et de leur capsule Soyouz que la NASA a dû utiliser pendant de nombreuses années pour transporter ses équipages.

De gauche à droite : la capsule Soyouz russe, la capsule Starliner de Boeing, la capsule Crew Dragon de SpaceX.

Starliner OFT-2 : l’essentiel en images

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